Mis en lumière de nombreux dysfonctionnements, lacunes et insuffisances du système actuel.
La Plateforme des Partis politiques et des Organisations de la Société civile , dans son ambition de réformer le Code électoral et le système électoral camerounais, a indéniablement mis en lumière de nombreux dysfonctionnements, lacunes et insuffisances du système actuel. Ces dysfonctionnements ont souvent été à l’origine de contestations électorales, de la défiance des citoyens envers les Institutions et d’une fragilisation de la démocratie.
Leaders Fondateurs de la Plateforme
Dysfonctionnements majeurs Identifiés:
- Le manque d’indépendance de l’administration électorale:
- souvent perçue comme étant sous l’influence du pouvoir exécutif, l’administration électorale ne jouit pas d’une réelle indépendance, ce qui remet en question l’impartialité du processus électoral.
- Les recrutements des membres des bureaux de vote sont souvent sujets à des contestations, laissant planer des doutes sur leur neutralité.
- L’opacité du fichier électoral:
- Le fichier électoral est souvent incomplet, mal mis à jour et sujet à des manipulations ;
- Les doublons, les inscriptions fictives et les électeurs décédés ne sont pas systématiquement retirés ;
- L’accès à ce fichier est limité, ce qui ne facilite pas le contrôle et la transparence.
- L’inégalités d’accès aux médias:
- Les médias publics accordent souvent un traitement préférentiel au Parti au pouvoir, limitant ainsi l’accès des autres candidats aux médias.
- Les réglementations sur la publicité électorale ne sont pas toujours appliquées de manière rigoureuse, ce qui favorise les candidats disposant de plus de moyens financiers.
- Le financement opaque des campagnes électorales:
- Le financement des campagnes électorales n’est pas suffisamment réglementé, ce qui ouvre la voie à des pratiques de corruption .
- Le plafond des dépenses électorales n’est pas toujours respecté, créant des inégalités entre les candidats.
- Le contentieux électoral limité:
- Les voies de recours en cas de contestation des résultats électoraux sont souvent longues et complexes.
- Les délais pour introduire des recours sont parfois trop courts, limitant les possibilités de défense.
- L’insuffisance de la formation des acteurs électoraux:
- Les membres des bureaux de vote, les observateurs électoraux et les agents de police électorale ne bénéficient pas toujours d’une formation adéquate, ce qui peut conduire à des erreurs et à des irrégularités lors du scrutin.
- Les obstacles à la participation des diasporas:
- Les Camerounais vivant à l’étranger ne disposent pas toujours de facilités pour s’inscrire sur les listes électorales et de
- Conséquences de ces dysfonctionnements .
Les conséquences de ces dysfonctionnements ont de graves conséquences sur la qualité de la démocratie camerounaise :
- la perte de confiance des citoyens: Les citoyens doutent de la sincérité des élections et se désintéressent de la politique.
- L’instabilité politique: les contestations électorales peuvent déboucher sur des violences et des crises politiques.
- La fragilisation de l’État de droit: Les violations des règles électorales mettent à mal l’État de droit et le respect des principes démocratiques.
- L’entrave au développement: un climat politique instable et une gouvernance défaillante peuvent freiner le développement économique et social du pays.
Les propositions de réforme
Pour remédier à ces dysfonctionnements, la Plateforme a formulé de nombreuses propositions, notamment :
- Renforcer l’indépendance de l’administration électorale.
- Mettre en place un fichier électoral biométrique.
- Garantir l’équité d’accès aux médias. Réglementer strictement le financement des campagnes électorales.
- Simplifier les procédures de contentieux électoraux.
- Renforcer la formation des acteurs électoraux.
En mettant en œuvre ces réformes, le Cameroun pourra renforcer sa démocratie, consolider l’État de droit et offrir à ses citoyens des élections libres, transparentes et inclusives.








